Un ange passe me prévenir qu'ici bas mon pauvre corps,
se lamente souffre et agonise lentement en silence !
Mon poumon s'est bouché et a mis mon c½ur en balance.
Avec difficulté je me réveille de cette torpeur mortelle,
respiration bloquée avec cette douleur qui me martèle .
Poitrine en feu écrasée d'un poids, c½ur à l'agonie,
avec cette effroyable sensation que c'est la fin de ma vie.
Arriver à me lever, il faut que j'arrive absolument à me lever !
Il n'est pas trop tard sinon pourquoi l'ange m'aurai réveillé !
Ce n'est pas encore mon heure, bouge corps qui m'abandonne,
bouge, secoue toi, tu m'as encore lâché, et tu me bâillonnes !
Enfin, mes pieds bougent et glissent par terre et je me lève,
vite une pilule dans mon inhalateur et le porter a mes lèvres.
Elles sont sèches et refusent d'aspirer cet air nécessaire !
J'étouffe mais, dans un spasme de survie, j'aspire enfin cet air.
Le processus mortel est enraillé une fois encore par bonheur,
et mon poumon reprend son rythme, apaisant doucement mon c½ur.
La douleur s'estompe et pars rejoindre un tas empilé dans ma tète,
où elle retrouve, nombre de ses s½urs terrassées par leurs défaites .
Je les ai toutes vaincues mais pour combien de temps encore ?
A chaque fois elles retrouvent un émissaire un peu plus fort
qui s'acharne un peu plus sournoisement et m'ôte un bout de vie.
Perfide qui a cette bassesse de m'attaquer dans dans mon lit !
Personne ne m'a entendu souffrir et agoniser cette nuit,
j'attends un peu que mon corps aie retrouvé sa force de vie
et j'irai me recoucher sans bruit pour ne pas les réveiller.
A quoi cela me servirait-il de le faire pour les inquiéter ?
Demain j'irai mieux et personne n'aura eu peur inutilement
et je reprendrais le cours de ma vie presque gentillement .
Je mettrai de coté cette peur toujours accrochée à mon ventre,
de me réveiller un jour de l'autre coté de ce satané miroir,
sans avoir pu, avant de partir, leur dire un dernier au-revoir !!




